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“…Cependant Thomas…n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur ». Mais il leur répondit : « ‘Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous…je ne crois pas ».

Or huit jours plus tard, les disciples étaient de nouveau réunis dans la maison et Thomas était avec eux. Jésus vint…Ensuite dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains… cesse d’être incrédule et deviens un homme de foi ». Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru : bienheureux ceux qui, sans avoir vu, on cru » (Jn 20, 24-29).

« La foi repose désormais, non sur la vue, mais sur le témoignage de ceux qui ont vu ; c’est par cette foi que les chrétiens entrent en communion profonde avec le Christ ressuscité » (Note s dans le Nouveau Testament de la TOB).

« Nous avons la foi, c'est-à-dire que nous croyons en la parole de Dieu, aux mystères révélés, aux interprétations infaillibles  de l’Eglise. Je l’accorde. Mais la foi qui opère, ne soumettant point seulement notre intelligence, mais nous soumettant nous-mêmes tout entiers à l’œuvre  et au bon plaisir de Dieu, la foi qui agit par ordre et, par conséquent, en nous avant d’agir hors de nous, la foi qui identifie notre action avec l’action de Jésus Christ, dont la nôtre ne devrait être que la continuelle application, cette foi, nous ne l’avons point ou, si nous l’avons, elle est faible et languissante » (De Brésillac, Retraite aux missionnaires, 118).

                  

« Quand Jésus a dit : « Si un jour vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : "Passe d'ici là-bas ", et elle y passera. Rien ne vous sera impossible" » (Mt 17, 20), est-ce qu’il faisait référence à notre capacité de réciter des formules doctrinales ? pensait-il aux grands concepts théologiques ? Personnellement, je crois fermement que Jésus faisait référence à notre confiance totale à la puissance de Dieu qui peut faire plus que nous pouvons penser ou imaginer (Eph 3, 20 ; Heb 1, 11-6).

Je suis heureux d’avoir expérimenté cette foi pendant mon temps en paroisse. J’ai rencontré et j’ai aidé un bon nombre des familles chrétiennes qui avaient des cas pastoraux sérieux, venant des attaques spirituelles, des pactes mauvais, de la sorcellerie, de l’occultisme, des maladies, de la stérilité et de la pauvreté extrême.  A vrai dire, j’avais beaucoup de doutes et je n’avais aucune idée sur comment aider la plupart de ces familles qui attendaient quelques soutiens de la part des hommes de Dieu. Etant devant ces défis, j’ai décidé de porter tous ces problèmes devant le Seigneur dans la prière. Je me suis rendu compte que c’était mieux que nous prions ensemble de temps en temps. J’ai écrit un petit livre « Special Prayer for Breakthrough ». Je pense que cela a aidé.

La foi n’est pas l’absence de doutes, de défis ou de tribulations, mais si on s’approche de Jésus comme il le demande à Thomas de le faire, les défis et les doutes disparaissent d’eux mêmes.

 La question la plus importante pour nous à cet égard est celle-ci : combien de temps passons-nous avec Jésus ? ».

Jonathan Malong SMA Nigeria. Etudes aux Kenya