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Il les trouvent en train de dormir

 


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cove burili

Considérée comme la troisième mycobactériose touchant l'homme, après la lèpre et la tuberculose qu'elle dépasse même en termes de prévalence dans certaines régions du Bénin, Ghana et Côte d'Ivoire, pour l'OMS

L'ulcer de burili est une maladie émergente

Ayant rencontré certains souffrants de cette maladie, le P. François nous donne le récit de comment il les a rencontré et qui s’occupe d’eux.

La secrétaire de direction de la léproserie vient nous saluer à notre arrivée parce que le médecin chef n’est pas là. Celui-ci est en opération près de Gagnoa à faire des études et prendre des prélèvements pour voir l’état de la maladie aujourd’hui.

blockLa secrétaire nous explique qu’aujourd’hui ils traitent la lèpre et l’ulcère de Buruli qui est presque pire que la lèpre. Les années de guerre civile et de désorganisation ont permis à la lèpre de se développer de nouveau parce que pendant pratiquement dix ans il n’y a pas eu de contrôle de la maladie Ici, le centre dispose d’un bloc opératoire imposant et de chirurgiens très spécialisés dans ces opérations pour nettoyer une plaie à l’intérieur jusqu’à l’os ou bien amputer un membre quand il n’y a plus d’espoir de pouvoir le sauver.

L’ulcère de Buruli, on l’a d’abord appelé « maladie de Daloa » parce qu’en Côte d’Ivoire c’est d’abord à Daloa que ça a commencé, ça fait des plaies qui s’approfondissent et atteignent rapidement l’os.

Ces deux maladies sont des maladies de pauvres, de gens qui n’ont pas facilement accès à la santé, qui ont peur de devoir dépenser ou ne le peuvent simplement pas et arrivent trop tard au dispensaire quand la maladie a déjà bien avancé et il faut amputer. Ceux qui ne sont plus dans la zone de soins vont dans des pavillons plus loin pour un temps assez long d’observation et de rééducation mais il en résulte toujours une certaine faiblesse et même mollesse. Les gens restent diminués à vie.

Francis nous amène visiter les malades. Il y a un problème ce jour-là : l’eau est coupée parce que la pompe est en panne ! Dans tout ce complexe avec deux cents malades dont il faut changer les bandages et laver les plaies tous les jours, une panne du forage devient fatale. Autour des chambres, il y a des mamans qui accompagnent leurs enfants, des jeunes qui soignent leur père ou mère ; des gens qui sont couchés, d’autres assis sur les terrasses; certains jouent aux dames ou à l’awalé, d’autres parlent. On passe en serrant des mains, en souriant ou disant une parole d’encouragement ou d’invitation à la patience… Qui ne serait pas pris de compassion devant ce spectacle où la maladie n’est qu’un facteur de plus d’une certaine misère ? Et en même temps, il y a une grande dignité chez la plupart de ces malades. Je n’ai pas osé faire de photos, il vaut mieux garder leur souvenir dans le cœur.

Un équipe commune composée des sœurs et du père

fran soeurLa communauté des sœurs, ce sont trois jeunes africaines : Alice est burkinabé, Véronique, ghanéenne et Félicité béninoise. Elles sont toutes les trois infirmières, participant au travail de soins des malades, chacune dans un secteur. Ensuite, elles s’occupent de l’animation pastorale. Elles respirent le dynamisme et la force de leur jeunesse tout en exprimant la difficulté de leur mission.

Les sœurs et le Père travaillent ensemble en bonne intelligence ; ces jeunes sœurs chouchoutent leur vieux prêtre, elles sont contentes de l’avoir. Ils travaillent ensemble à l’animation spirituelle de la communauté en expliquant que quand on est au milieu de malades comme ça, il faut savoir montrer ce visage de compassion et d’attention de Jésus et aider les uns et les autres à grandir dans la foi et la patience. Je suis touché par ce témoignage qu’ils donnent ensemble pères et sœurs pour « être avec » ces lépreux et partager leur vie…

François du Penhoat, SMA

 

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