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Comme les Apôtres…

Je ne connais pas l'homme

 


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Sr. MULLER

Le Tchad est un État laïc. Cependant, la religion occupe un place importante dans ce pays soit de manière individuelle ou collective. Les religions traditionnelles, environ 10 % de la population, présentent dans le centre et le sud du pays, particulièrement dans les régions du Mayo-Kebbi Est. et du Mayo-Kebbi Ouest.

Elles regroupent de la population, sont les plus anciennes du Pays. L'islam, qui est entré au Tchad par le Kanem (Région centrale entre le Tchad et le Niger) vers l’an 1000, regroupe aujourd'hui un peu plus de la moitié de la population (environ 55 % de citoyen). Le christianisme (environ 15 % de la population) est présent de façon permanente au Tchad depuis le début de la période coloniale. L’histoire dit néanmoins que comme pour plus beaucoup de pays and Afrique subsaharien, le Tchad aussi a vu passé des religieux portugais au XVI° siècle. Ceux étant plus des aumôniers auprès des marchands et explorateurs ne se souciaient pas beaucoup de la conversion des populations locales qu’ils rencontraient. Les premiers missionnaires chrétiens a arrivés au Tchad sont des pasteurs de la mission Fraternelle des luthériens en 1920.

Le Tchad a été le dernier territoire en Afrique centrale à accueillir l’Eglise catholique, arrivée au Gabon en 1844, au Soudan anglo-égyptien en 1846, au Congo Brazzaville en 1887, au Cameroun en 1890, à Bangui en 1892. (Source : P. Enrique J. Rosich Vargas, Semer aux frontières du Sahel)Le Père Jean-Réné Calloc’h, religieux du Saint Esprit, arriva en éclaireur à Fort Archambault (Sarh) pour étudier les possibilités de commencer une mission. Mais, selon quelques sources, M. Maigniez, le Commandant français, ne lui donna pas la permission d’y rester. Pas découragé, le Préfet apostolique, Mgr Grandin, envoie ensuite le Père Gabriel Herriau, du 13 août au 8 octobre 1928 pour parcourir le sud du Tchad à la recherche d’un point propice pour s’y établir et commencer l’activité missionnaire catholique au Tchad. Et dès lors, l’évangélisation du Tchad prit son élan à nos jours avec la participation d’autres instituts comme les missionnaires du Sacré Cœur (dehoniens), les capucins, les jésuites déjà présents au Tchad depuis 1935. En 1951 la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples demande aux Oblats de Marie Immaculée de s’occuper du Mayo-Kebbi.

L’Eglise catholique du Tchad est divisée en huit entités géographiques ; un archidiocèse métropolitain et ses sept juridictions suffragantes: L'archidiocèse métropolitain de N'Djamena

  • Le diocèse de Moundou,
  • Le diocèse de Sarh,
  • Le diocèse de Pala,
  • Le diocèse de Doba,
  • Le diocèse de Laï,
  • Le diocèse de Goré,
  • Le vicariat apostolique de Mongo.

Dans son livre Cinquante ans de la vie de l’Église catholique au Tchad, Épreuves et espérance , Charles Vandame (Archevêque émérite de Djaména) atteste que les premières religieuses à arriver au Tchad sont les sœurs de Notre Dame des Apôtres (NDA) et les Sœurs missionnaires de Sainte Thérèse.

1ere sr nda chadLes sœurs NDA, Agathe Divay (décédée en 1989) et Marie LAUBERCHER (décédée 2010) étaient les premières religieuses au Tchad en 1947 à Sarh et en 1948 à N’Djamena. Elles étaient envoyées par la congrégation en réponse de l’appel des pères jésuites en particulier le père Charles Margot recteur du Collège Jésuites (St. Famille) au Caire qui en 1946, était nommé supérieur de la nouvelle mission Jésuites au Tchad. Celui-ci ayant connu le dévouement missionnaire des sœurs NDA pour l’épanouissement intégral des familles en particulier les enfants, des filles et des femmes en Egypte, trouvaient en elles des partenaires indispensables pour la mission d’évangélisation effectives du territoire de Fort-Lamy (N’Djamena). Selon Jacques Hallaires dans son livre, Naissance d’une Eglise Africaine, lettres et chroniques du pays sar, Tchad (1952-1989) , Paris Karthala 1998, les sœurs et les jésuites étaient arrivés ensemble pour l’inauguration de Fort-Lamy. (p .10)

A leurs arrivée au Tchad, il y 70 ans, les sœurs NDA se sont mis à témoigner de l’amour de Dieu envers la population tchadienne à travers les visites des familles, l’éducation des enfants et des jeunes filles, la promotion féminine avec des centres de santés...Le choix de vivre dans les quartiers en adoptant un style de vie simple de la population locale étaient des signent concrets de la présence de Dieu qui ne fait pas de différence entre les peuples quelque soient leurs ethniques et cultures. Les sœurs étaient de différentes cultures. Elles étaient françaises, africaines (de différents pays), italiennes, canadiennes… Elles étaient jeunes, âgées, elles se donnaient sans réserve et le don de soi continue encore avec plus d’audace même après l’assassinat de sœur Christiane Philippon (française) la nuit du 25 au 26 décembre 2004.

Une des plus grandes contributions des sœurs NDA au Tchad qui mérite une mention spéciale c’est le partage du charisme de la vie religieuse avec l’Eglise locale à travers la profession des vœux de religions avec des filles tchadiennes. La première religieuse tchadienne Sœur Marie Colette Djamila MANY (20 octobre 1930 – 28 octobre 2016. Aujourd’hui l’ainée des 11 sœurs NDA tchadienne est Sr. Marie-Cécile Soraya MANY jeune sœur de Marie-Colette.

Selon Sr. Emiliene Soubeiga (supérieure Régionale NDA, Tchad) dans une interview accordée à la SMA Média Centre, Lyon le 18 février, aujourd’hui le nombre de communauté NDA est actuellement au nombre de trois (3) contrairement aux 12 communautés dans le temps. Les derniers statiques publiée dans le bulletin des sœurs NDA, Province d’Afrique Francophone « La Nouvelle » numéro 77 de novembre 2014 donne le nombre de sœurs NDA au Tchad à douze (12) sœurs, attendant la 13ème qui est en route. Comme autre fois, les sœurs NDA investissent leurs forces dans la pastorale, les soins de santé, l’éducation, la promotion féminine et l’accueil . A Sarh les sœurs se consacrent au service des personnes vivant avec le VIH et N’Djamena ont mis sur place une structure médicale efficace pour la prise en charge des enfants malnutris.

Pour ce qui concerne la collaboration entre la Société des Missions Africaines (SMA) et les sœurs NDA au Tchad, ceci ne pouvait qu’être presque inexistante puisque les missionnaires SMA ne sont pas présents dans ce pays. Les communautés SMA les plus proches sont celles du Nigeria Nord qui étaient soit irlandaises ou anglaises. Il y aussi des communautés SMA au Niger et en République Centrafricaine.

Depuis quelques années, la collaboration qui pendant longtemps, à l’exemple de sœur Thérésia Blanc, étaient timidement informelles à travers des visites occasionnelles des pères SMA chaque fois les NDA étaient à Bangui, a prit une dimension plus importante, non pas avec les SMAs de RCA, mais ceux de l’autre côté du fleuve, le Congo Démocratique. Selon Sr. Soubeiga, la collaboration se vit dans l’animation vocationnelle. Dans leur travail d’animation vocationnel, les pères SMA n’oublient pas de présenter leurs sœurs NDA aux jeunes filles qui pensent devenirs missionnaires. Aujourd’hui il y a une sœur NDA congolaises et des sœurs NDA de Tchad visitent Kinshasa pour les vocations. Bien que loin, la sœur Soubeiga voit à travers cette animation un moyen efficace de collaboration entre nos deux instituts.

Papou Joli, sma

 

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