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VnewsM

 Bienvenue à notre rendez-vous mensuel portant sur l'actualité de la Société des Missions Africaines dans le monde. 
Au menu de cette édition:
Centrafrique: Retour sur la journéee sombre du 13 Janvier 2021.
08 Février: Journée Internationale de Prière et de Sensibilisation contre la traite des humains.
Irlande: Les paroissiens de Wilton à Cork reçoivent les cendres par la poste

Centrafrique

  Les groupes rebelles armés à l'offensive contre le régime du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, nouvellement réélu, ont mené le mercredi 13 janvier passé, deux attaques aux portes de Bangui, mais ont rapidement été repoussés par l'armée.

Il est 06 h lorsque les groupes rebelles font leur entrée dans la capitale centrafricaine le jour du 13 Janvier 2021. Les rues qui autrefois jonchaient de monde étaient toutes vides, laissant la place à un scénario des plus effrayants avec les vas et viens des convois militaires. C'est sous cet atmosphère que se sont réveillés les habitants de Bangui parmi lesquels les Pères de la SMA présents dans la capitale.


 P. Eric Yapi Yapi :

Mon premier grand rendez-vous en Centrafrique a été l’attaque du 13 janvier où les rebelles avaient infesté notre quartier, encerclé la barrière de la gendarmerie ; et ont lancé simultanément trois attaques sur la ville de Bangui. A 6 heures déjà les combats avaient commencé. Nous, nous étions prêts à célébrer l'eucharistie ; les chrétiens, les fidèles étaient déjà dans l'église. Après cinq dix minutes les tirs continuaient et même s'intensifiaient. Tous les chrétiens dans l'église ne suivaient pas et chacun tressaillaient ou sursautaient aux coups de fusil, aux coups d'armes lourdes ; mais la célébration eucharistique s’est passée vraiment dans cette peur-là. Nous avons vécu cette situation dans la peur ; moi je l’ai vécu dans la peur mais les autres, les chrétiens, les ont vécus tant bien dans la peur que dans l'exaspération. Ils étaient fatigués de voir que chaque dix ans, chaque cinq ans, ce sont des coups d'état pour changer de pouvoir. Ils étaient fatigués de perdre leur bien ; parce que chaque coup d’état état accompagné de pillages et de de destruction. Les gens avaient peur mais étaient fatigués. Après ce jour-là pour, le quartier, la paroisse, s’est vidé de ses membres, de sa population. Les gens ont fui, ils ont quitté le quartier ; parce que c’est un quartier sensible et infesté de rebelles. Nous avons perdu un peu plus de la moitié de notre population. Mais Dieu merci, les choses sont calmes, la ville a été complètement sécurisé et nous continuons à prier pour que l’armée et ses alliés puissent maintenant sécurisées tout le pays.

Cet évènement a été non seulement une expérience difficile pour les habitants de la capitale, pour les prêtres SMA qui y travaillent, mais elle l’a été aussi pour toute la société des Missions Africaines. 

P. Justin Kette :

Il y a eu un élan de solidarité remarquable ; parce que j'ai reçu des appels de nombreux confrères du monde entier ; des confrères SMA qui ont essayé d'appeler et ont envoyé des messages de réconfort, de soutien, demandant des nouvelles de nous. Et plus encore, il y avait aussi des confrères qui ont pris la peine d'essayer vraiment de comprendre comment nous vivons ici, comment nous faisons les choses, les routes bloquées ; cela montre que les confrères sont sensibles à tout ce que nous traversons ici et je veux les remercier pour cela ; C’est aussi ça la SMA, c'est aussi ça l'église. Comme jamais et sans se lasser, il faudrait œuvrer à maintenir la sécurité et la paix pour le bien-être des habitants de ce pays qui en ont que trop souffert.

 
Irlande

Et si on vous postait les cendres pour que vous ne manquiez en aucune manière la tradition du mercredi des cendres ?

Tel est l'expérience initiée par les Pères SMA de la paroisse de Wilton en Irlande, afin de faire face aux mesures restrictives de la Covid-19 et permettre à leurs paroissiens de vivre pleinement le mercredi des cendres. Plus de détails avec Paul O’Flynn dans un commentaire de Gérard Kouassi.

Les églises en Irlande comme partout ailleurs, sont confrontées à de grands défis face aux confinements et aux restrictions nécessaires de la pandémie mondiale ; mais alors que nous entrons dans la période de Carême, des paroisses comme Wilton à Cork en Irlande se sont fait créatives dans leur approche des traditions de carême.

Breanndán Ó Gréilligh – Principal d’école :

Le mois de carême est presque là et ce que je vais faire est d’amener quelques palmes à l’église. Les familles et les enfants de l'école en feront de même. Ils enverront leurs palmes et je me chargerai de les remettre au père Michael et à tom le gardien et ils les brûleront et les réduiront en cendres là-haut, ils seront ensuite emballés et distribués par les dames de la paroisse à travers des enveloppes, etc.

P. Michael O’Leary – Curé de la paroisse de Wilton, Cork - Ireland:


L'épidémie de COVID-19 a été un défi pour nous quant à comment entreprendre le rituel du mercredi des cendres. Ce petit exercice a été une expérience intéressante et un défi pour rendre disponible les cendres à nos paroissiens, à qui, nous avons demandé d’en faire usage dans leurs propres maisons. Convertissez-vous et croyez à l'évangile, amen !

 

Journée Internationale de Prière et de Sensibilisation Contre la Traite des Êtres Humains

La date du 08 février, marquant le mémorial liturgique de Ste Bakhita, jeune esclave devenue sainte et symbole universel de l'engagement de l'Église contre l'esclavage, est le jour choisi comme Journée internationale de prière et de sensibilisation contre la traite des êtres humains. Un combat dans lequel la SMA est tout autant engagé. Et comme diverses organisations religieuses, la province d'Irlande a marqué ce jour par diverses activités.

Il y a plus de personnes asservies aujourd'hui que pendant toute la période 400 de la traite transatlantique des esclaves. Pour mettre en évidence cette triste réalité, sensibiliser et encourager les chrétiens du monde entier à agir contre la traite des êtres humains l’Eglise a désigné le 8 e février de chaque année comme Journée internationale de prière et de sensibilisation contre la traite des êtres humains. Ce jour est aussi la fête de sainte Bakhita qui elle-même fut vendue en esclavage pendant de nombreuses années. Le P ope Jean-Paul II a canonisé sainte Bakhita le 1er octobre 2000. Au cours de la cérémonie, il l'a qualifiée d' « exemple de foi et de pardon pour nous tous et source d'espoir pour ceux qui sont sous une forme quelconque d'esclavage ou qui ont besoin de trouver paix, pardon et réconciliation dans leur vie. ».

Gerry Forde – Responsable du bureau SMA de Justice et Paix de l’Irlande :


À l'échelle mondiale, la traite des êtres humains augmente - on pourrait s'attendre à ce qu'à l'heure actuelle, les choses s'améliorent, mais c’est plutôt le contraire qui est vrai /. Par exemple, en 2013, l’Organisation internationale du travail a estimé que dans le monde, 27 millions d'êtres humains avaient été victimes de la traite et vivaient en esclavage. En 2020 - à seulement 7 ans plus tard, cette estimation a augmenté de façon pharamineuse à 40,3 millions de personnes.

 Pour marquer la Journée mondiale de prière contre la traite des êtres humains, des paroisses et des organisations catholiques du monde entier ont participé à des prières et services spéciaux pour les victimes et ont également organisé des événements pour souligner ce problème et la nécessité d'agir contre ce que le Pape François a appelé blessure sur le corps de la société et un crime contre l'humanité.

 

Gerry Forde – Responsable du bureau SMA de Justice et Paix de l’Irlande :


À partir de la semaine précédant la fête de Ste Bakhita, les sœurs NDA et les Pères SMA ici en Irlande ont coopéré à la publication d’une série d'articles et de prières via leurs sites Web et leurs réseaux sociaux. Ils ont également organisé un webinaire intitulé Trafic humain : la réalité de l’Irlande. Toutes ses initiatives visaient à informer les gens de la réalité de la traite des êtres humains et du fait qu'elle est présente partout. Nous devons également être conscients que la plupart des choses que nous achetons et utilisons tous les jours - peut-être nos téléphones portables, nos ordinateurs, nos aliments tels que le poisson et le chocolat et même les vêtements que nous portons - peuvent avoir été produits par des victimes de la traite qui travaillent comme des esclaves. Les victimes de la traite souffrent énormément et nous pouvons et devons les soutenir par nos prières. Mais nous pouvons faire plus aussi - Tout d’abord, nous avons un devoir de nous informer –à nous rendre nous - mêmes conscients de ce problème. En second lieu, nous sommes appelés à être plus prudent lorsque nous choisissons d'acheter quelque chose et, troisièmement, nous pouvons soutenir les campagnes et les activités des organisations qui travaillent pour lutter contre la traite.

 

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