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Comm dial 3

La Commission pour le dialogue interreligieux, interculturel et œcuménique s’est réunie à Rome du 4 au 7 avril 2016
Deux participants à cette rencontre ont répondu à nos questions pour présenter les travaux qui y ont été effectués. Ce sont les Pères François de Paul Hounguè et Dominique Xavier.

Qui a organisé cette rencontre, et dans quel but ?
Le Conseil général. Depuis des années, il veille à ce qu’une « Commission pour le dialogue interreligieux, interculturel et œcuménique » aide les confrères de toute la Société à être attentifs et actifs dans ces domaines du dialogue. Dans toutes nos missions, nous avons de multiples occasions de réaliser des actions dans ces domaines : encore faut-il y être attentif. L’actuel Conseil général, élu en 2013, a donc renouvelé la Commission dont il avait hérité du Conseil précédent. Et il vient de donner à cette Commission renouvelée l’occasion de se rencontrer et de se fixer des objectifs.

Qui a été invité à votre rencontre ?
Notre rencontre a rassemblé une Sœur NDA et quatre Pères SMA. Sœur Kathleen McGarvey, irlandaise,  a acquis une solide expérience de dialogue avec les femmes musulmanes dans le Nord du Nigeria, puis elle a obtenu un doctorat en missiologie à Rome. Du côté des Pères, nous avions Simon Onoja, lui aussi équipé d’un doctorat, mais en Islamologie, qui donne un enseignement sur l’Islam à l’Institut Catholique Missionnaire d’Abidjan (ICMA), et qui est formateur au Foyer d’Ebimpé, près d’Abidjan. Puis un Supérieur de Communauté, Robbin Kamemba, qui sert au Caire, en Égypte. Ensuite un prêtre qui travaille dans une paroisse du Nord-Bénin, où le dialogue interreligieux et interculturel est le pain de chaque jour : Dominique Xavier. Et enfin le membre du Conseil général chargé de ce portefeuille, François de Paul Hounguè.

Qu’avez-vous fait pendant cette rencontre ?
Nous avons regardé d’abord ce que les différentes commissions précédentes avaient prévu de faire et ce qu’elles ont pu faire. Elles mettaient essentiellement l’accent sur le dialogue islamo-chrétien : elles ont milité pour que la SMA soit encore présente aujourd’hui en Egypte.
Après une évaluation de leur travail, nous avons élaboré un plan triennal pour plus d’engagement de la SMA sur le champ du dialogue : dialogue non seulement avec l’Islam, mais aussi avec les Religions Traditionnelles Africaines, avec les autres confessions chrétiennes (œcuménisme) et enfin avec les cultures au milieu desquelles nous nous trouvons. Ce plan couvre 2016-2019. Il sera soumis très prochainement à l’approbation du Conseil Général avant d’être diffusé ou porté à la connaissance des confrères étape par étape.

Ce programme, que prévoit-il ?
Ce programme doit d’abord recevoir l’approbation du Conseil Général. Cependant, une partie de son contenu peut être connue en attendant.
Nous avons observé qu’il y a deux moments forts dans l’année pour ce qui concerne le dialogue interreligieux, interculturel et œcuménique : le 27 octobre (qui a été choisi, il y a quelques années, comme Journée SMA du dialogue) et la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier, qui est un événement d’Eglise. Notre Commission enverra une lettre à toutes nos communautés, pour préparer chacun de ces deux événements, en suggérant des activités concrètes. Dans la SMA, nous avons déjà des spécialistes du dialogue islamo-chrétien. Mais nous n’avons pas encore, dans les jeunes entités, de spécialistes du dialogue avec les religions traditionnelles. Nous allons inviter nos confrères à s’intéresser aux religions africaines… et proposer à certains d’entre eux de recevoir une formation plus poussée dans ce domaine. Au Bénin, les « prêtres du Vaudou » (c’est-à-dire des religions traditionnelles) ont manifesté, à l’occasion de la visite du pape Benoît XVI à Cotonou, qu’ils étaient ouverts à l’idée de rencontres avec l’Église : nous voulons saisir cette bonne disposition.
Et puis, nous voulons bénéficier de l’existence de notre site web pour distiller une formation permanente pour nos lecteurs : chaque mois, un membre de la Commission enverra un article. Nous voulons revisiter tout ce qui a déjà été publié sur ce thème : rendre accessibles aujourd’hui d’anciens écrits oubliés.
Durant l’année 2017, nous prévoyons d’envoyer à chaque membre un questionnaire sur le thème de ces dialogues, pour qu’ils expriment leurs réalisations et leurs besoins. Nous souhaitons publier les résultats obtenus dans un numéro du Bulletin sma de Rome en 2018.
Nos maisons d’Europe et d’Amérique seront invitées à promouvoir les cultures d’Afrique en consacrant une pièce où seront exposés des objets venant d’Afrique et témoignant de la culture d’un peuple. En Afrique, les curés de paroisses pourront promouvoir des « journées culturelles » pour favoriser l’osmose entre les cultures présentes sur la paroisse. L’expérience a déjà été tentée ici ou là, et a remporté beaucoup de succès. À nous de le faire savoir.
D’autres propositions ont été faites, qui seront connues plus tard.

Comm Dial 10